Depuis le 26 février 2025, la vente de cigarettes électroniques jetables est officiellement interdite en France. Une décision portée par des enjeux de santé publique, en particulier la protection des mineurs, mais aussi par des préoccupations environnementales. Pour les fumeurs qui s’étaient tournés vers ces petits dispositifs pratiques, la question se pose : quelles alternatives restent accessibles et légales ?
Une interdiction rapide, une application encore inégale
Le Sénat a validé la loi le 13 février 2025, après des mois de débats. Dès le 26 février, toute commercialisation de puffs jetables est devenue illégale, qu’il s’agisse d’une vente ou même d’un échantillon offert. Les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes, sous la surveillance de la Direction générale de la Concurrence. Sur le terrain, l’application reste pourtant inégale : ces produits continuent d’être repérés dans certains bureaux de tabac ou sur des boutiques en ligne, malgré la prohibition.
L’interdiction répond à un problème bien documenté. Les puffs attiraient massivement les adolescents, séduits par une multitude de saveurs et un format sans prise en main particulière. La vente aux mineurs était déjà prohibée depuis 2016, mais l’accessibilité de ces jetables multipliait les occasions d’y accéder. L’argument environnemental a également pesé dans la balance : difficiles à recycler en raison de leur petite taille et de leur batterie au lithium, elles représentaient un déchet supplémentaire dans un contexte déjà saturé par les mégots.
Ce qui reste légal : le matériel compact rechargeable
L’interdiction cible uniquement les dispositifs à usage unique. Les modèles rechargeables, pods et kits compacts, restent parfaitement légaux pour les adultes. C’est précisément sur ce segment que le marché se repositionne. Pour ceux qui cherchent à s’informer sur les options disponibles, une puff rechargeable ou un kit compact peut constituer une alternative durable, sans tomber dans l’illégalité.
Le marché français de la cigarette électronique, estimé à près de 1,6 milliard d’euros en 2025 selon Xerfi, se stabilise en 2026 autour de quatre millions d’utilisateurs réguliers. En quinze ans, la filière a profondément changé de visage : les premières boutiques spécialisées apparaissaient autour de 2010, et la France compte aujourd’hui plusieurs milliers de points de vente dédiés.
La disparition des jetables du marché légal pousse donc les consommateurs vers des équipements plus durables, moins polluants et mieux encadrés. Un changement contraint, mais qui correspond à une tendance de fond dans la façon dont la vape évolue en France.



